Du Mal, les Fleurs

Dimension : 46 cm x 66 cm
Technique : Aquarelle  Feutre  Papier tendu 
Réference littéraire : Révolte, Les Fleurs du Mal de Baudelaire

Dans le recueil « Révolte » compilé dans Les Fleurs du Mal de Baudelaire, la figure centrale de Lucifer se rapproche bien plus de l’étymologie latine du nom qu’il porte: « Porteur de lumière » ( de lux, « lumière », et ferre, « porter »). Chez les romains Lucifer est le nom donné à l’étoile du matin, or c’est de cette position, dont il peut tirer fierté, que provient la faute d’orgueil qui le fera déchoir dans les écrits bibliques.

Le poème dédié à Satan qui conclut le recueil de Révolte (au sens de « révolte contre le tout-puissant ») peut donner un angle différent au titre « Les fleurs du Mal ». Le sens le plus apparent du titre est celui de « fleurs poussant sur le mal » (le Mal étant ici le terreau nourricier); mais dans le recueil Révolte ce sens s’approfondit. Le terreau est la Révolte elle-même, incarnée par Lucifer. C’est sur la connaissance et donc la révolte que le Mal lui-même prend racine ; ainsi ses « rameaux » (cf: extrait ci dessous) seront amenés à fleurir dans une expression d’un savoir libre (parce que rebellé) et donc créatif.

 

 

Fais que mon âme un jour, sous l’Arbre de Science,

Près de toi se repose, à l’heure où sur ton front

Comme un Temple nouveau ses rameaux s’épandront !

Extrait concluant le recueil Révolte

Charles Baudelaire Les fleurs du Mal  

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