L’Aiglon (diptyque – panneau gauche)

Appartient au cycle : Le Rouge dans le Noir  
Réference littéraire : L'Aiglon d'Edmond Rostand

Peinture en lien avec la pièce de théâtre d’Edmond Rostand.

Le drame en 6 actes raconte l’histoire du fils de l’empereur Napoléon Ier ; le jeune homme s’y montre plein d’allant et d’une grande finesse que ce soit d’esprit et de sentiment. Cependant ce dont il est avant-tout question ici, c’est de l’ombre que tout père fait planer sur son fils, ce fruit de sa chair. Cette problématique est démultipliée pour qui naît fils d’un empereur, pas n’importe quel empereur de surcroît. L’Aigle déchu reste cependant l’Aigle aux grandes ailes déployés sur la mémoire commune; le fils, lui, ne pourra qu’être l’Aiglon, les ailes inéluctablement repliées. Tant d’attentes l’encordent. Dans sa solitude, son sang est habité par le poids de l’histoire. Il bat donc, avec force, et malgré tout, dans chacune des veines de ce personnage.

L’Aiglon, réinventé par Edmond Rostand, est tour à tour force et fragilité :  le sang corse de son père lui procure fougue et passion, tandis que celui de sa mère,  d’un bleu exsangue, est pétri d’incertitude comme cette noblesse qui ne sait plus manier l’épée sur les champs de bataille. Dans cette désunion des sangs se joue le déséquilibre qui empêchera l’envol d’un nouvel aigle. A chaque battement de cœur, l’étau d’un destin, qu’on lui sait funeste, se resserre un peu plus sur l’Aiglon.

Cette peinture que je vous donne à voir est tirée d’une vision que j’ai eue peu de temps après la lecture de la pièce. Le diptyque peint, je fis l’étrange découverte que Sarah Bernhardt, actrice pour laquelle Edmond Rostand créa le rôle de l’Aiglon en 1900, joua là, l’un de ses tout derniers rôles; et pour cause, sous le bel uniforme qu’elle revêtait chaque soir se cachait désormais une jambe de bois sur laquelle elle peinait à tenir.

 

Vous pouvez vous reporter à la page aiglon-panneau-droit pour lire le texte mis en exergue lors de la présentation du tableau.

 

Lisez L’Aiglon non pas en ligne mais bien plutôt en caressant son papier. De même cette toile peut être, non seulement regardée, mais possiblement touchée et caressée par celui qui poussera l’intérêt jusqu’à son acquisition.

Voir le second panneau du diptyque

l'aiglon-panneau gauche-peinture acrylique hommage à edmond rostand- le rouge dans le noir- art by Nephilim K
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